
Réal
: Julie Taymor
Scénario : Dick Clement (Still crazy - Ouragan
sur l'eau plate - Souris City) - Ian La Frenais
(Braquage à l'anglaise - Les Commitments)
Année : 2007
Genre : Drame musical
Avec : Evan Rachel Wood (Simone - Thirteen - La vie devant ses yeux) - Jim Sturgess (Deux soeurs pour un roi) - Joe Anderson (Control - Les ruines) - Dana Fuchs
Durée : 2h14
Pays : Etats-Unis
A partir des chansons des Beatles, Julie Taymor compose une histoire d'amour entre Jude et Lucy pendant les années 50-60. De là elle dépeindra l'univers estudiantin se rebellant contre la guerre au Vietnam, l'univers de la musique rock émergente, des mouvements hippies et des groupuscules psychédéliques, de la position d'être artiste et sans papier (un peu décalé par rapport aux autres).
Je n'aime pas particulièrement les Beatles et leurs morceaux, je les trouve pour la plupart sirupeux, et surtout TROP ENTENDUS. Mais dans ce film : waou ! Les titres reprennent un souffle incroyable : déjà ils prennent sens grace à la mise en scène, ensuite leurs réarrangements sont parfois terriblement justes de sensibilité. Je dirais que 90% du film est chanté/dansé, les tableaux mis en place par Julie Taymor sont époustouflants de rythmes, de couleurs, de montages, découpages (la scène du recrutement des jeunes pour aller à la guerre est ahurissante, sur le thème I want u).
L'évolution des personnages est extraordinairement bien menée. On y croit, on est attachés à ces étudiants qui s'aiment, se cherchent, se droguent, se musicalisent, se bousculent, s'apprennent... J'ai été époustouflée par toute la cohérence de l'ensemble, et les apports visuels toujours si poétiques et urbains, et ancrés dans le vrai tout en étant un peu surréalistes.
On croise Ken Kesey (interprété par Bono... et assez bien d'ailleurs...) et les Merry Pranksters (dont on peut découvrir l'histoire dans le livre Acid Test de Tom Wolfe), et leur bus Psyché. Janis Joplin pourrait bien se planquer derrière la comédienne Dana Fuchs (interprète du personnage Sadie).
C'est violent, c'est rock'n roll, c'est viscéral. Et en même temps c'est doux, c'est amoureux, c'est The sky is blue. Across the Universe peut plaire à beaucoup :
Pour la tendresse et le fond pas bête, et la violence esthétique qui permet que tout passe "bien"
Pour le côté rock'n roll écorché
Pour la partie romantique
Pour les chorégraphies et les chansons
Pour la qualité des images et des couleursUn vrai petit bijou de simplicité.