


Alfred
Hitchcock
Scénario : Joseph Stefano (La lame nue
; Instant de bonheur ; Psychose IV (TV)
Année : 1960
Genre : Thriller
Avec : Anthony Perkins (Paris brûle-t-il ? ; Le trou noir ; Psychose II) ; John Gavin (Spartacus ; Pas de roses pour OSS 117) ; Vera Miles (Série noire pour une nuit blanche ; Le prix d'un meurtre) ; Martin Balsam (Catch 22 ; Nerfs à vif) ; Janet Leigh (Un crime dans la tête ; Fog ; Halloween, 20 ans après)
Durée : 1h49
Pays : Etats-Unis
Adapté du roman de Robert Bloch : Psycho (1957)
Tout part du roman de Robert Bloch s'inspirant de l'histoire d'un serial killer du Wisconsin, qui kidnappait, violait, tuait et dépeçait ses victimes, s'en faisant une seconde peau avec les morceaux d'épiderme récoltés, pour ressembler à une femme, et surtout à sa mère (oui oui, c'est de là que vient l'idée du psychopathe du film Le silence des agneaux). A partir de ce fait divers, Bloch écrit un livre sur un homme schyzophrène qui tue, déguisé en femme (avec les vêtements de sa mère). Un homme banal, aux allures franchement inoffensives, qui semblent même tellement gentil qu'on pourrait le croire un peu... bête (rappel des tueurs en série contemporains comme celui du film copycat par exemple).
Hitchcock s'interesse à ce livre malgré les conseils de son entourage et des studios (qui le trouvent bien trop gore). Paramount refusera d'ailleurs le film, poussant Hitchkock a retourné chez Universal. Personne ne savait que Psychose serait un précurseur d'un genre qui deviendra extrèmement populaire (avec par la suite des films comme Halloween, Scream...).Pour ce film Hitchcock a été plus qu'influencé par les Diaboliques de Clouzot : il ancrera ses héros dans un réalisme social petit bourgeois très fort (histoire d'une secrétaire et de son amant caché).
Psychose est un film oppressant, mais également très esthétique, ce qui plonge les spectateurs dans une ambiance effrayante et en même temps fascinante. Les plans de la maison qui surplombe le motel sont superbes. Le motel, un lieu qui sera l'endroit de tous les possibles macabres, la scène on ne peut plus célèbre de la douche (où la violence atteint son paroxysme).Il n'y a pas vraiment de star à qui s'identifier dans le film, le personnage principal étant tué dans le premier quart d'heure, on se retrouve alors spectateur d'un fait auquel on ne peut participer. On le "subit" en quelque sorte. Et finalement on se retrouve face à un réalisme prenant : il n'y a pas de héros, de glamour ou de stars dans la vraie vie... On comprend pourquoi ce film est devenu un classique, il ne s'embarasse pas trop de longues tirades psychologiques, il joue sur le mystère, le glauque, le macabre, la violence, le sexe (quelques scènes pleine de concupiscence sisi je vous jure).
Les acteurs sont excellents. Et tout particulièrement Anthony Perkins qui a un jeu très intéressant, complexe et troublant. Il est d'une modernité impressionnante.
On suit l'histoire, embarqué dans un rythme qui nous laisse souffler quelques minutes pour nous propulser les scènes de tension en quelques secondes (ou en tout cas c'est l'impression qu'on a). Hitchcock, donc, à ne plus présenter, Psychose, pas la peine d'en trop parler, il faut le voir (et merci à ces journalistes pourris qui trouvent toujours le moyen de raconter la fin... grrrr... surtout pour un film comme Psychose où tout repose sur la fin - si l'on excepte l'esthétique et les plans dans le souci du détail du réalisateur, mais que diable : les critiques auraient-ils oubliés qu'un film c'est avant tout une histoire qu'on nous raconte !)
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1976, Complots de famille ; 1972, Frenzy ; 1969, L'éteau
; 1966, Le Rideau déchiré ; 1964, Pas de printemps pour Marnie
; 1963, Les Oiseaux ; 1960, Psychose ; 1959, La Mort aux trousses
; 1958, Sueurs froides ; 1957, Le faux coupable ; 1956, L'Homme
qui en savait trop ; 1956, Mais qui a tué Harry? ; 1955, La Main
au collet ; 1954, Fenêtre sur cour ; 1954, Le crime était presque
parfait ; 1952, La loi du silence ; 1951, L'Inconnu du Nord-Express
; 1950, Le Grand alibi ; 1949, Les Amants du Capricorne ; 1948,
La Corde ; 1947, Le procès Paradine ; 1946, Les Enchaînés
; 1945; La Maison du Dr.Edwards ; 1944, Bon Voyage, Aventure Malgache
(courts métrages) ; 1943, Lifeboat ; 1943, L'ombre d'un doute
; 1942, Saboteur (Cinquième colonne) ; 1941, Soupçons ; 1941,
Mr. and Mrs. Smith (Joies Matrimoniales) ; 1940, Correspondant 17
; 1940, Rebecca ; 1939, L'auberge de la jamaïque ; 1938, Une
femme disparaît ; 1937, Jeune et innocent ; 1936, Quatre de l'espionnage
; 1936, Agent secret ; 1935, Les Trente-neuf marches ; 1934, Le
chant du Danube ; 1934, L'homme qui en savait trop ; 1932; A l'Est
de Shangai ; 1932, Numéro 17 ; 1931, The skin game ; 1930,
Esltree Calling ; 1930, Meurtre ; 1930, Junon et le paon
; 1930, Mary ; 1929, Chantage ; 1929, The Manxman ; 1928,
Champagne ; 1928, Laquelle des trois ? ; 1927, Downhill
; 1927, Le masque de cuir ; 1927, Le passé ne meurt pas ; 1926,
L'éventreur ; 1925, Le jardin du plaisir ; 1925, The Blackguard
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